



Drame sur la rame de TGV - 5 heures d'exercice à Villiers
Dans la nuit de lundi à mardi, un exercice s'est déroulé sur la ligne du TGV Atlantique à Villiers-sur-Loir. Test des hommes et du plan rouge autour du train.
Dans la nuit glaciale, elle hurle et tambourine la cloison du wagon, blessée ou simplement choquée ? Les secours ne tarderont pas à la localiser.
Immobile sur les rails, la rame du TGV, mise à disposition par la SNCF, se prête au premier grand exercice du genre en Loir-et-Cher. Cette nuit là, les hommes et les matériels sont mobilisés sur un accident ferroviaire important : des centaines de passagers, une demi-douzaine de blessés graves, coincés dans le train au niveau du pont SNCF de Villiers-sur-Loir.
Tout débute par la prise des consignes dans les remises du centre de secours de Vendôme. Il est 22h, les groupes arrivent de tous les centres du département, le lieutenant-colonel Gérard LEGRAS, commandant les opérations, livre ses instructions avant l'interminable attente de l'alerte. Le porte voix l'annonce, 3 colonnes se forment et rejoignent le site. 30 véhicules, une centaine d'hommes "en cas réel, nous serions le double", confirme le lieutenant-colonel.
Une heure du matin, installation du PC et du centre de regroupement des moyens sur le parking de la cave coopérative de Villiers, à 500m de la catastrophe. Plus loin, en direction de l'étang, la colonne du PMA clignote dans la brume. Il faut moins de 20 minutes aux hommes pour monter ces cellules de toiles dans lesquelles les victimes sont orientées en fonction de leur état. Les plus touchées restent sur place, immédiatement prises en charge par l'équipe médicale du SAMU, d'autres iront à l'hôpital ou gagneront leur domicile "mais toutes les personnes impliquées dans l'accident passent par ici" confirme le médecin-chef Bernard HALLAIS, en charge de ce PMA.
Retour sur les lieux. La blessée classée traumatisée psycholgique joue son rôle à la perfection. C'est une élève de l'école d'infirmières. Elles sont une quarantaine à participer à l'exercice.
Les brancardiers sortent des corps enveloppés, les évacués s'éloignent en file indienne le long du ballast, en contrebas, une petite ville s'est constituées, agglomérée autour des points stratégiques, parcourue de gyrophares et de camions rouges. Plus en retrait, la gendarmerie boucle le périmètre et oriente les secours dans cette campagne déserte, seulement coupée d'une ligne du TGV.













